Vider son sac

Top chrono…

• Je suis né aux Etats-Unis en 1957.

• Je pèse cinq grammes.

• Je suis fabriqué en polyéthylène, matière produite à partir du pétrole.

• Je peux porter jusqu’à dix kilogrammes.

• Je rime avec fantastique.

•Mon espérance de vie est estimée à 450 ans.

Qui suis-je? 

 

  • Pollution visuelle, des sols et de l’eau

Le plastique de nos sacs et emballages se fractionne pour former des particules microscopiques qui contaminent le sol et l’eau et jaillit dans la chaîne alimentaire. Toutes espèces marines confondues ingèrent nos polluants avant de se retrouver dans nos petits plats mijotés avec ou sans amour. Heureusement, le sac plastique, comme les glaciers et de nombreuses espèces impactés par le réchauffement climatique, est en voie d’extension. Ne comptez pas sur moi pour mettre en place un plan de sauvegarde du sac plastique !

Il est difficile de se rendre compte à quel point les océans et les mers agonisent sous les déchets humains. Connaissez-vous l’histoire de la baleine retrouvée morte avec vingt kilos de sacs plastiques dans l’estomac? Véridique !

La plage est pour moi l’endroit idéal pour se ressourcer et pratiquer son footing aux rythmes de la houle et des décollages aériens qui bousculent nos rêves de voyage. A la fin du mois de Novembre 2014, de violentes intempéries ont éclatés. Ce coup de mer a fait éclater au grand jour un spectacle de désolation : des kilomètres de sable dévastés. Des îlots de végétaux et déchets industriels envahissaient le bord de mer. Des morceaux de bois s’emmêlaient à des bouteilles en tout genre, des semelles de chaussures éventrées, des bidons en plastique, des morceaux de ferraille rouillés en guise d’aileron. Les rafales de vent ont fait jaillir l’irresponsabilité et le nombrilisme de l’Homme. Les vagues ont crachés les déchets que nous avons imposés à la mer. C’est ce que les experts qualifient de « soupe mortelle« .

 

 

 

 

PicMonkey Collage

Quant au sac en papiers, méfiez-vous ! Créé à partir de papiers et cartons recyclés, celui-ci a un bilan environnemental indigeste. Son processus de fabrication non seulement consomme une part d’énergie et d’eau plus importante mais aussi produit des émissions de gaz à effet de serre plus élevées.

Ne vous ruez pas non plus sur le sac plastique dit biodégradable. Il est bien plus nocif pour l’environnement que ce que son qualificatif veut bien nous le laisser penser. Biodégradable ne signifie pas que le plastique est issu de matières renouvelables, de même que les plastiques issus de sources végétales ne sont pas systématiquement biodégradables.

En parlant de plastique, une question me tourmente l’esprit. Je me demande pourquoi est-ce que les industriels ne vendent pas les boissons uniquement dans des bouteilles en verre. D’après mes recherches, traiter le verre n’est pas chose facile. Le verre blanc doit être dissocié du verre de couleur. Lourd, il nécessite plus de carburant pour son transport et son recyclage exige une température très élevée. Mais en 2009, le taux de recyclage en France du verre est de 63% contre 20% pour le plastique en 2012. Ne devrions-nous pas privilégier le verre au plastique?

  • Avons-nous réellement besoin d’un sac à usage unique?

On est d’accord c’est une question de praticité lorsque nous effectuons des achats. De plus, il peut nous servir de sac poubelle, bon débarras! Mais poussons notre réflexion Maurice…

Ce n’est pas une obligation, libre à nous de refuser. Mais c’est indissociable avec notre action de consommer. On a toujours assisté dès notre passage en caisse à ce que nos achats soient immédiatement plongés et enfermés dans un sac. C’est de l’ordre de l’automatisme, du mimétisme. Nous n’y réfléchissons absolument pas. Pourtant, le sac passe-partout avec son nom et son logo, lui, a très bien été réfléchi par l’Enseigne. Nous sommes instrumentalisés par les marques. Nous ne sommes pas rémunérés mais nous sommes un objet vivant de communication et de marketing. Pourquoi, est ce que les sacs sont devenus payants dans les hypermarchés, mais pas dans les librairies, les magasins de textile et de chaussures et les pharmacies? Quel lobby est derrière ça ? C’est vrai, si je me mets à la place de la grande distribution, je pointerai du doigt une injustice.

Il me semble important de se demander si la manière dont nous consommons est la meilleure. Nous vivons dans un monde où il faut toujours tout optimiser. Optimiser la production c’est bien la formule magique des industriels, n’est-ce pas? Alors, pourquoi, nous, citoyens et consommateurs ou consommateurs et citoyens, nous ne penserions pas, à notre tour, à optimiser nos achats? Je pense que, aujourd’hui, nous sommes devenus consommateur bien avant d’être citoyen. Nous sommes considérés de la sorte par les industriels et nous finissons par nous considérer ainsi. L’industriel nous façonne. L’industriel nous a convaincu que nous ne pouvions plus se passer de ce sac plastique lorsque nous faisons nos courses et notre shopping. Consommer est devenu titulaire de l’équipe de la mondialisation, réfléchir aux impacts de notre consommation est resté sur le banc de touche.

« L’opinion est prête. » dit le porte-parole de France Nature Environnement. Pourquoi est-ce que le consommateur a toujours besoin d’être sensibilisé pour réagir et agir? Au fur et à mesure… Le gouvernement français a d’abord taxé le sac plastique à usage unique pour enfin l’interdire en 2016. Il était temps ! En ce qui concerne la vaisselle jetable en plastique, elle sera interdite seulement à partir de 2020. Au fur et à mesure… La faute à qui? Soi-disant aux familles modestes qui, pour des difficultés financières, utilisent et réutilisent la vaisselle jetable et seraient donc pénalisées. Les responsables politiques n’assument pas la gravité de la situation environnementale par peur de brusquer la population. Au fur et à mesure… La population loin d’être en état de choc détruit son propre environnement. La population ne sera t-elle pas brusquée lorsqu’elle sera réellement confronter aux conséquences du déséquilibre des écosystèmes? 

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  • Laissons-nous séduire par les alternatives !

1. Chariot de course.

Oublions le cliché de la retraité qui part au marché d’un pas lent et traînant un cabas. C’est très utile. Nous pouvons l’emporter partout. Il permet de limiter la quantité d’achat donc par la même occasion éviter le gaspillage alimentaire

2. Sac en tissus.

Il peut nous accompagner partout et passer inaperçu dans notre sac à main.

3. Sacs en toile et filets. 

Tous nos fruits et légumes trouverons leur place.

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1 Comment

  • Julie
    17 février 2016 at 8:08   - Reply

    Sac en tissu check !! 😉

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